Hey ! Aujourd'hui je vous emmène avec moi en Roumanie. Ce n'est pas la destination à laquelle on pense en premier pour voyager, c'est la réflexion que je me suis faite aussi quand on me l'a proposé, mais dans la vie il faut se lancer. Nous voilà donc à deux semaines du départ, à la recherche d'un logement, d'un avion et surtout d'une voiture.
Pour la voiture, moins de 21 ans et une simple carte de débit française compliquaient la tâche — la solution trouvée sur un forum : l'agence « Autoboca », qui accepte les jeunes conducteurs et la carte de débit. Pour le logement, nous avons misé sur Airbnb à Ploiești, ville choisie pour son accès pratique au château de Bran, notre objectif principal.
Le château de Bran
La visite phare de la Roumanie : le château de Dracula. Sa première apparition dans des documents officiels remonte à 1377. Offert à la reine de Roumanie en 1920, rénové jusqu'en 1927, puis tombé à l'abandon après l'expulsion de la famille royale en 1948, il fut restauré et rouvert au public en 1993. À l'intérieur : passages secrets, terrasses avec vue à couper le souffle et musée sur 4 étages. Au pied du château, les jardins et leur petit étang offrent un cadre photo parfait, surtout à l'automne avec la couleur orange des arbres.
Brașov
Sur le chemin du retour, une halte dans la ville de Brașov pour boire un verre et manger. On vise la place centrale, la « Piața Sfatului » — bars et restaurants à l'embarras du choix. Les petites rues en retrait, comme la rue de la République, mènent à des bars où l'ambiance est plus cool que sur la place principale.
Les mines de sel de Slănic
Ouverte en 1938, cette mine de sel a changé de vocation en 1970 pour passer dans le tourisme. Après une bonne heure d'attente, un minibus nous emmène à 200 mètres sous terre : des galeries souterraines de plusieurs dizaines de mètres de haut, à 12°C, avec de quoi manger, un terrain de foot, et même un ancien ascenseur utilisé jusqu'en 2014.
Le fort de Râșnov et le château de Peleș
Sur le retour des mines de sel, le fort de Râșnov, datant de 1925, offre une vue du coucher de soleil sur la ville. La légende raconte que des prisonniers turcs y auraient creusé un puits durant 17 ans en échange de leur liberté, inscrivant le Coran sur les murs. Un peu plus loin, le château de Peleș, construit par le roi Charles 1er de Roumanie entre 1873 et 1883, est dans un état de conservation parfait.
Bucarest
Le dernier jour, direction Bucarest pour visiter le palais du Parlement, un bâtiment imposant construit en 1984, puis un tour en trottinette en libre-service à travers la ville, avec un passage par le musée des Sens et par le Macca-Vilacrosse Passage — une galerie en forme de fer à cheval créée en 1891, à l'ambiance hors du temps grâce à ses vitres jaunes.
La nourriture
Deux spécialités ont retenu notre attention : le cozonac secuiesc, une brioche caramélisée cuite à la broche, et le papanași, un beignet au fromage blanc saupoudré de sucre ou servi avec de la confiture — le dessert parfait pour conclure le voyage.
Conclusion
On a des préjugés énormes sur la Roumanie, et pour moi c'est un des pays à visiter avant que le monde ne se rende compte qu'il est totalement sous-coté. On se sent totalement en sécurité et on peut dénicher des lieux à couper le souffle, loin des foules de touristes. Rester c'est exister mais voyager c'est vivre — alors foncez !